Tables gigognes : comment on s'en sert vraiment au quotidien
9 septembre 2026
On achète des tables gigognes en se disant qu'on les séparera de temps en temps. Dans les faits, elles passent leur vie dans trois positions, et c'est la troisième qui justifie l'achat. Voici comment elles s'utilisent, ce qu'il faut vérifier avant, et les modèles qui conviennent à chaque usage.
Position 1 : emboîtées, une seule table
La petite est rangée sous la grande. On n'a qu'un objet devant le canapé, qui occupe la place d'une table basse ordinaire. C'est la position de la semaine : le plateau du petit-déjeuner, l'ordinateur, la télécommande.
Pour que ça marche, la petite doit rentrer entièrement, sans dépasser. Sur les Tables gigognes Rive, la ronde de 50 cm se glisse sous l'ovale de 80 × 55 cm avec 10 cm de marge de chaque côté. Sur les Tables gigognes Anneau, le cadre en demi-cercle de la grande laisse un passage pour la petite et son panier.
Position 2 : décalées, deux hauteurs
La petite est tirée à moitié, elle dépasse de la grande sur un côté. On obtient deux plateaux à deux hauteurs : les verres sur la haute, les livres sur la basse. C'est la position du dimanche, celle qu'on voit sur les photos.
Elle demande une vraie différence de hauteur, 8 à 10 cm au moins, sinon les deux plateaux se touchent quand on pose quelque chose sur le bord. Les Tables Fût ont 10 cm d'écart (40 et 50 cm), les Tables Toupie 8 cm.
Position 3 : séparées, deux tables
La petite part au bout du canapé, à côté d'un fauteuil, ou près d'un lit. C'est la position des soirs à plusieurs : chacun a sa surface pour poser son verre, sans que la grande table devienne un champ de bataille.
Ici, ce qui compte est le poids de la petite. Une table que l'on déplace tous les soirs doit se prendre d'une main. La petite Rive, avec ses pieds fins en métal, se soulève sans effort. La petite Toupie, avec son cône en acier lesté, se pousse plus qu'elle ne se porte : on la laisse au bord du canapé et elle y reste.
Ce qu'il faut vérifier avant d'acheter
- La hauteur de la haute : si elle sert de bout de canapé, elle doit arriver au niveau de l'accoudoir, entre 48 et 55 cm. La petite Anneau (48 cm), la petite Toupie (50,5 cm) et la petite Fût (50 cm) tiennent ce rôle. La petite Rive, à 48 cm, aussi.
- Le rebord : un plateau à rebord relevé retient un verre qu'on a poussé sans regarder. Les plateaux Rive en ont un ; les autres sont plats, plus faciles à essuyer.
- Le passage des jambes : les gigognes à pieds d'angle bloquent les genoux quand on s'assoit au sol ; celles à cône ou à fût central les laissent passer.
- Le rangement : un panier sous la petite, comme sur l'Anneau, absorbe les magazines et le plaid. Sans lui, tout reste sur le plateau.
Trois salons, trois choix
Le studio. Une seule table basse compte double : des gigognes emboîtées font table basse, et la petite devient table de chevet le soir si le lit est dans la même pièce. Les Fût, légères et étroites, sont faites pour ça.
Le salon familial. Ce qu'il faut, c'est une grande table stable et une petite qui se déplace. Les Anneau, avec leur cadre en acier et leur panier, encaissent le quotidien ; la petite se pose à côté du Fauteuil Boucle pour le coin lecture.
Le salon où l'on reçoit. On veut deux belles tables, même séparées. Les Toupie, avec leur anneau doré et leurs plateaux noyer, restent des objets finis chacune de leur côté. On les sépare pour l'apéritif et on les remet ensemble en partant se coucher.
Un dernier conseil
Mesurez l'endroit où ira la petite quand elle est sortie, pas seulement l'endroit de la grande. Un bout de canapé demande 50 cm de large entre l'accoudoir et le mur, ou entre l'accoudoir et le fauteuil voisin. Si cet espace n'existe pas, la petite restera toujours sous la grande, et une table basse simple ferait aussi bien.